
La corruption et l’enrichissement illicite sont deux flรฉaux qui n’รฉpargnent aucun continent. Si les moyens ont รฉtรฉ mis en ลuvre par les รtats, ceux-ci n’ont, jusqu’ici, pas permis d’รฉradiquer ces phรฉnomรจnes contre lesquels la lutte doit รชtre maintenue. Et c’est ce sur quoi se sont engagรฉs le Gabon et le Mali ร travers leurs institutions dรฉdiรฉes.
En effet, la rencontre de mercredi 14 mai dernier, entre la Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI) et l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) a donnรฉ l’occasion ร ces institutions de s’accorder sur un certain nombre d’actions qui, au-delร du partage d’expรฉriences, vont renforcer le combat contre ces pratiques.
ยซย Nous avons beaucoup ร faire ensemble sur le continent, en matiรจre de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, deux maux insidieux et pernicieuxย ยป, a assurรฉ Nestor Mbou, prรฉsident de la CNLCEI. ยซย L’amรฉlioration de la gouvernance publique est un combat sans fin, au regard des nouvelles mรฉthodes d’enrichissement illicite observรฉes. Les techniques รฉtant connues, le renforcement de l’arsenal juridique est fondamental pour renforcer cette lutteย ยป, a dรฉclarรฉ, pour sa part, Dr Moumouni Guindo, le prรฉsident de l’OCLEI.
La rencontre entre les organes gabonais et malien de lutte contre l’enrichissement illicite et la corruption a mis en lumiรจre des similitudes par rapport ร leurs missions respectives. Pour le reste, l’on retient qu’au service de la justice, elles sont essentielles au fonctionnement de l’รtat de droit. Et qu’il est possible de combattre les deux phรฉnomรจnes en intervenant sur les conditions qui les rendent possible et les entretiennent.
Source officielle : Guy-Romuald MABICKA du Journal UNION.ga